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Sortie découverte : Pau

Date :jeudi 1er février 2024

Prix par personne: 35 €

Voyage     Sortie découverte : Pau

Description

Exposition au Parvis de Pau

 « Une photo ratée, c’est une photo qui vous laisse indifférent »,Jane Evelyn Atwood expose ses clichés au Parvis.

Jane Evelyn Atwood a passé 50 ans à photographier les individus en marge de la société. De son travail sur les prostituées de la rue des Lombards à ses voyages à l’étranger, rencontre avec cette photographe de légende, qui expose au Parvis de Pau. 

C’est une histoire de curiosité. De regards, et de perception du monde. Jane Evelyn Atwood y tient. Après presque 50 années à photographier les marges des sociétés - « les mondes clos », comme elle aime le répéter - la photographe franco-américaine s’attache à garder la même sensibilité dans son travail. Une fougue inextinguible de documentation, et la passion, toujours, de déclencher au bon moment, « dans le bon cadre »

Dans la salle du Parvis, à Pau, où la photographe expose jusqu’au 6 avril plusieurs fragments de ses travaux, Jane Evelyn Atwood redouble d’énergie. Se dirige vers un tirage en noir et blanc, puis évoque ses souvenirs. Se remémore la seconde d’avant et partage ses aventures qu’elle raconte avec un ton si particulier. Comme ce portrait de James Baldwin, dans une brasserie parisienne, en 1976 : « Il mangeait toujours la même chose. Un steak et des frites. Je n’ai jamais vu de vert dans son assiette. Qu’est-ce qu’on a pu rire ». Plus loin ce cliché d’un chat empaillé au regard fuyant et ces enfants aveugles dont elle a documenté le quotidien à la toute fin des années 1970.

Celle qui n’aime pas « les mondanités » des vernissages expose pourtant régulièrement dans les plus belles galeries spécialisées. À New York, la sexagénaire possède une galerie.

Ça aurait pu l’agacer qu’on lui demande, une énième fois, comment cette New Yorkaise s’est lancée dans la photographie. Mais non. Jane Evelyn Atwood est habituée à cette question. Elle formule d’ailleurs souvent la même réponse. Car capturer l’instant n’a pas toujours été une évidence. Dans les années 1970, l’Américaine s’installe en France, à Paris, après plusieurs années de déménagements aux États-Unis. « Mon père adorait la France. Il était universitaire et il m’a transmis cette passion. »

Jane Evelyn Atwood travaille d’abord au ministère des Postes et des Télégraphes. Mais rapidement, elle commence à documenter le quotidien des prostituées de la rue des Lombards, dans le quartier des halles. « C’était toutes des Trans, you know. À l’époque on en parlait mal. Je voulais comprendre, alors je les ai suivies », confie la photographe. Avec sa série, elle signe sans vraiment le savoir un premier documentaire photographique qui reste encore aujourd’hui iconique de ce Paris des années 1970. Dans l’ambiance d’un roman de Copi ou d’un film de Billy Wilder. « On passait des soirées à boire du Shivas à 15 francs dans l’escalier avec Blandine. C’était une prostituée. Elle était belle, indépendante. »

Avec son Nikkomart qu’elle troque finalement pour « un Leica d’occasion » sous les conseils d’un ami de chez l’agence de presse photographique Magnum. La voilà propulsée dans l’univers de la photo. « Well, c’est allé très vite… », rigole la photographe, déchirant le plastique de l’un de ses

bouquins avec les dents, pressées de retomber dans ses clichés. Dans l’intimité de ces prostituées, Jane Evelyn Atwood photographie « le social ». Pas du voyeurisme, l’appareil est « un prétexte ». Une excuse pour provoquer la rencontre et « montrer la vérité »

au bout du monde

Avec son travail sur la rue des Lombards, Jane Evelyn Atwood se fait remarquer. En 1980, elle remporte par la suite le mythique prix Eugène Smith pour son travail sur les enfants aveugles. Ses optiques dans le sac, elle part ensuite à l’étranger pour différents journaux, magazines et organisations humanitaires. Haïti, le Japon, le Liban avec les légionnaires, l’Afghanistan ou encore le Mozambique pour documenter les ravages des mines antipersonnel. « J’ai toujours cherché à avoir une éthique de la photo. » Pour l’esthétisme, la recette est toute aussi subjective. Le cadrage, la lumière, certes, mais surtout l’émotion. « Une photo ratée, c’est une photo qui vous laisse indifférent » ses souvenirs de reportages, la Franco-Américaine n’en regrette pas un seul. « Une vie rock’n’roll ? Oui, oui et encore oui. Et que ça dure. » La photographe préserve le secret, mais elle promet de surprendre très bientôt avec un nouveau livre « très différent ». Pas d’indices sur ce travail, elle ne dira rien. Rires francs et regards sur ses tirages, Jane Evelyn Atwood, la curiosité bien cadrée.

Musée des beaux-arts de Pau : Maya Andersson

Maya Andersson est née en 1942 en Suisse. Elle vit et travaille à Bouliac. Depuis les années 80, dans une attitude de confrontation avec la matière, le geste prend toute son importance. Le support de la peinture est l’objet d’un corps à corps (littéralement) qui ne ménage aucune émotion : « J’avais l’impression que le tableau était un jardin dont il fallait préparer le terrain, étaler la terre, ratisser les herbes, gratter pour découvrir ce qui était enfoui».

Un dialogue constant avec l’histoire de la peinture, de Lascaux, de l’Égypte ancienne, de la peinture romaine au paysage de montagne suisse ou de campagne française… c’est dans cette confusion des temps et des lieux que le travail prend forme. Le travail est en marche, et sera toujours une histoire de voyage, de regard, d’émotion et de transcription. L’exposition consacrée à l’œuvre de Maya Andersson, propose de s’intéresser plus particulièrement à la notion de paysage : paysage quotidien, observé depuis la fenêtre de l’atelier, paysages lointains expérimentés durant ses voyages, en Asie notamment, ou encore paysages copiés chez les maîtres anciens.

Loin d’être de simples vues, ces derniers constituent chez elle de véritables témoignages sensuels conviant odeurs, bruits, température de l’environnement et affects de l’artiste.

Château de Pau : Poésie et botanique.

Au cœur de la ville, le domaine national du château de Pau constitue l’héritage de l’immense domaine des rois de Navarre. Il est le point de départ d’une exposition consacrée à l’art des jardins de la renaissance à travers le regard des poètes.

l'art subtil des jardins.

La Renaissance a en effet accompagné le développement de l’art et de la science des jardins. Cette exposition met en perspective les arts et la poésie pour une découverte originale de la perception du jardin par les auteurs depuis le Moyen Âge.

La Renaissance, entendue au sens large, suscite le développement de l’art et de la science des jardins selon des formules et des variétés particulièrement riches. Leur transformation, leur aménagement mais aussi leur place dans la pensée humaniste, travaillée par plusieurs générations concourent à l’élaboration de principes esthétiques renouvelés, de la fin du XIVe siècle au début du XVIIe siècle.

Dans la pure expression de leur art comme dans la profondeur de leur expérience intime, sept poètes, au fil de cette longue Renaissance initiée avec François Pétrarque et finissant avec William Shakespeare, goûtent aux charmes du jardin, dans la sphère privée ou dans le service et la louange des princes.

Les jardins Renaissance, en constante et foisonnante transformation, de l’héritage médiéval à de nouvelles formes de représentation de la connaissance, de la pensée, de la sensibilité, manifestent leur aptitude à stimuler, parfois même à devancer la poésie.

En l’espace de plus de deux siècles et demi, avec les conquêtes successives de l’art des jardins proprement dit, c’est aussi la vie littéraire de quelques ensembles célèbres que l’exposition s’efforce d’esquisser.

Les jardins des villas des grands ducs de Toscane, les jardins du roi de France au temps d’Henri IV sont de ce nombre, sans oublier ceux du château de Pau, aujourd’hui diminués et en grande partie oubliés. 

Autour de sept poètes et de leur jardin

Un aperçu des sources, des genres et des diverses productions poétiques inspirées par les jardins illustre tout d’abord en quelques touches significatives la richesse poétique des jardins Renaissance, leur arrière-plan biblique ou mythologique, leurs ambitions créatrices, le goût des perspectives et de l’élégance du compartimentage, l’infiniment grand et l’infiniment petit du monde recréé du jardin, où Pierre de Ronsard, ou Rémy Belleau célèbrent la grenouille, le papillon.

Ainsi, sept auteurs de stature majeure : Francesco Petrarca, Christine de Pizan, Marguerite d’Angoulême, Thérèse d’Avila, Guillaume du Bartas, Torquato Tasso et William Shakespeare ouvrent chacun leur jardin, animé par le souvenir, la sagesse, une quête spirituelle, ou des visées très politiques...

Chacune de ces séquences est consacrée à un temps et à un regard, rythmant un parcours délibérément tourné vers une histoire des arts faite d’échos et de transversalité. Des exemplaires remarquables, édition précieuse ou manuscrit, des œuvres de ces poètes témoignant de leur rapport aux jardins seront présentés. Un portrait (peint, sculpté, dessiné ou gravé), d’une relative discrétion, évoque certaines de ces figures.

Le décor solennel de la salle aux Cent Couverts, ancienne salle d’apparat des rois de Navarre, dont les murs sont revêtus de précieuses tapisseries des Chasses de Maximilien, dramatise ce parcours en sept étapes selon un contraste, intensément vécu par les architectes des jardins Renaissance et par leurs poètes, entre une nature sauvage, sylvestre, parfois violente, et l’espace recréé du jardin dans une recherche de paix, d’exubérance, de plaisir ou d’artifice qui engage l’acte créateur du jardin et détermine le rapport que l’on entretient avec lui.

Les œuvres et leur distribution

Les œuvres retenues proviennent essentiellement de collections publiques françaises et étrangères. D’une séquence à l’autre, les modèles et les archétypes évoqués sont mis en relation avec des vues ou des témoignages de jardins remarquables interprétés dans la peinture, la sculpture, l’art de la tapisserie ou dans l’estampe, ou encore évoqués par des pièces archéologiques, des ustensiles anciens.

Trois des célèbres « lunettes » de Giusto Utens décrivant les villas des Médicis et leurs abords entre 1599 et 1602 sont exposées dans cet esprit. Mais l’enquête s’élargit à la représentation idéale des jardins, dans leur expression la plus achevée comme dans leur menu détail. Des séries d’estampes comme celle des mois de l’année de Jacques Callot, reviennent sur l’agrément de la déambulation, tandis que dans les traités de jardinage, le propos technique réserve de notables intermèdes à la poésie.

L'attention sera également portée sur la vie du travail quotidien au jardin. Des éléments du mobilier qui s’y trouve disposé seront visibles, avec divers modèles de pots de fleur, ainsi que les ustensiles utilisés pour leur entretien, qui offrent aussi de fructueuses occasions de rapprochements sur le motif entre jardins et poésie.

Un prolongement en extérieur dans les jardins

Pour accompagner cette exposition, le service des jardins du Domaine national propose une évocation des différentes modes dans la création paysagère qui ont jalonnées la Renaissance : labyrinthe, allée d'orangers.

Le bel ordinaire : Dans l’œil du crocodile.

Avec cette exposition Anne-Charlotte Finel poursuit son travail sur l’animalité en s’appuyant sur sa technique singulière de création d’images par l’utilisation du détail et d’un grain saturé. La grande galerie accueillera des installations créées in situ pour une diffusion de ses dernières productions vidéo. Ce sont alors plusieurs pans du règne animal qui seront représentés : alligators, éléphants, vers à soie, araignées. 

Ils habiteront l’espace autant que la création sonore de Voiski qui s’y déploiera. Boucles de rythmes inlassablement répétées feront alors écho aux vidéos de l'artiste. En parallèle, sera exposée une nouvelle famille de sérigraphies : images hybrides mêlant motifs végétaux et reptiliens. Jouant de superpositions de trames et de motifs, ces images troubles et vibrantes souligneront la picturalité du travail de l’artiste. Et l’ensemble nous invitera certainement, au-delà du premier rapport de fascination et d’enveloppement, à nous questionner sur notre rapport aux autres formes du vivant.

Prix : 35 €, comprenant le transport et les entrées dans les musées.

Rendez-vous à 7h45 pour un départ à 8 h devant l’École d’Art, 3 avenue Darrigrand à Bayonne







Infos pratiques

Tarif par personne : 35€

Date limite de paiement : 14/01/2024

Premier versement : 35€

Prix assurance annulation : 0€

Prix chambre individuelle : 0€

Rendez-vous à 7h45 pour un départ à 8 h devant l’École d’Art, 3 avenue Darrigrand à Bayonne



Les étapes du voyage

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