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Musée du château de Pau
Projets et merveilles-Architectures et dessins
À la veille des importantes opérations de restauration qui, à partir de courant 2026,
doivent porter sur les espaces intérieurs du château de Pau, l’exposition Projets et
Merveilles invitera le visiteur à une double exploration destinée à nourrir son
propre regard sur les travaux qui vont être menés et le lien qui les unit aux projets
antérieurs.
Cette exposition invite le public à une double exploration : d’un côté, une relecture
historique des grandes figures architecturales qui ont façonné le château à travers
les siècles ; de l’autre, une immersion sensible dans la manière dont le dessin
d’architecture, qu’il soit outil de projet ou regard sur l’existant, donne forme à la
mémoire du lieu.
Musée des Beaux-Arts de Pau
Les racines du métissage : Barbara Asei Dantoni Etrangère
Née à Pau d’une mère Camerounaise et d’un père Franco-Italien, Barbara Asei
Dantoni se forme dès l’âge de 10 ans au dessin académique à l’école du musée
des beaux-arts de Pau avant de poursuivre ses études de design à Paris puis de
créer son propre studio.
Dès l’enfance, son imaginaire et ses questionnements identitaires se nourrissent
des témoignages d’artisanat africain qui peuplent son foyer et des tissus pagnes
de sa mère couturière. La pratique artistique est alors vécue comme un refuge,
sa manière d’être au monde, libérée des conditionnements sociaux.
En 2020, son projet artistique Identités Imaginaires, prend d’ailleurs racine dans
cet espace intime métissé entre France et Cameroun. Il amorce une démarche
introspective qui convoque traditions, rites et figures symboliques de ses ancêtres.
En 2021, Barbara Asei Dantoni est sélectionnée par l’Institut Français, l’Ambassade
de France au Cameroun et Bandjoun Station - laboratoire culturel et social conçu
par Barthélémy Togo - pour effectuer une résidence artistique au sein de ce lieu
de création emblématique de l’Ouest du Cameroun. Inspirée par ce retour sur la
terre natale maternelle, elle produit des œuvres influencées par la culture
Bamiléké, les parures de cérémonies et la luxuriance de la nature. S’émancipant
parfois de la contrainte du cadre et du châssis, ses créations évoluent vers une
fusion entre volume, bois, métal, textile et peinture.
La broderie, le tissage, la couture ou le perlage, historiquement considérés
comme des « arts féminins domestiques », sont récurrents et occupent une
place importante dans le langage plastique de Barbara Asei Dantoni.
L’artiste s’approprie les savoir-faire, symboles et rites, les réinterprète et les élève
au rang d’œuvre d’art, créant ainsi un objet politique au service d’un discours à la
fois émancipateur et mémoriel.
Le Bel Ordinaire
Les animaux ne portent pas de chaussures
Depuis la nuit des temps, l’art s’intéresse aux animaux pour leur pouvoir
d’évocation, et leur capacité à provoquer en nous fascination, peur, effet miroir ou
questionnements. Avec Les Animaux ne portent pas de chaussures, Anne-Laure
Lestage, commissaire d’exposition, nous convie à une nouvelle forme de
rencontre avec le vivant : une expérience éthologique sensible. Nous sommes
invités à découvrir un bestiaire merveilleux empli de douceur. On y rencontre des
chimères, des silhouettes et des textures où le geste de l’artiste caresse celui de
la faune.
À travers la peinture, le dessin, l’installation, la sculpture, la vidéo et la tapisserie,
les seize œuvres réunies replacent l’intuition et l’affection, l’humour et le jeu au
centre de l’expérience de visite. Des interventions in situ entrent en dialogue avec
des œuvres de tous horizons vers la voie du respect mutuel et de la symbiose.
Pour un futur plus heureux ?
Diplômée en histoire de l’art et en muséologie de l’École du Louvre de Paris, Anne-
Laure Lestage est directrice artistique et critique d’art indépendante. Elle
collabore en tant que commissaire invitée avec des institutions muséales à
l’international et en France (Villa Empain - Fondation Boghossian, Institut français
de Berlin, Ateliers des Arques, CEAAC, CRAC Sète, Frac Poitou-Charentes, La
Chapelle Saint-Jacques.)
À rebours d’une logique binaire où animal et humain s’opposent, les œuvres
opèrent des rapprochements d’espèces inattendus. Parfois, le regard se trouble.
Les frontières entre humain et non humain s’effacent. Affleure alors « la
merveilleuse et terrible animalité de l’homme et à la merveilleuse et terrible
humanité des bêtes ». Avec ses choix d’œuvres et de scénographie, Anne-Laure
Lestage invite chacun à regarder et à créer son propre récit.
Cependant, à l’heure où notre Terre est le théâtre d’oppositions entre les
défenseurs des droits du vivant et les partisans d’une exploitation sans vergogne
de la nature, l’exposition Les animaux ne portent pas de chaussures nous guide
assurément, pas à pas, vers la voie du respect.
Visite de la cathédrale Notre-Dame-de l’Assomption de Lescar
Chef-d'œuvre de l'art roman en Béarn, la cathédrale Notre-Dame-de
l'Assomption a été construite entre la fin du XIe et la première moitié du XIIe.
Ancien siège du diocèse de Lescar, supprimé sous le concordat en 1801,
désormais Co-cathédrale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, elle est
située dans la ville de Lescar, dans le département français des Pyrénées-
Atlantiques.
Époque médiévale.
L’évêché de Beneharnum, fondé par Saint Julien, existait dès le ve siècle, mais la
cathédrale se trouvait dans la Basse-Ville et fut détruite par les Normands en 841.
La cité se recentra sur la colline, plus facilement défendable, sous l’impulsion du
duc de Gascogne Guillaume Sanche. Il y subsistait un baptistère dédié à Saint
Jean-Baptiste. Un soldat repenti, « Loup-Fort », construisit à sa place une chapelle
et un monastère sous le vocable de « Sainte-Marie ». Au Xe siècle, l'évêché de
Lescar remplaça en 980 celui de Beneharnum. En 1062, la chapelle fut consacrée
cathédrale.
Guerres de Religion.
À la fin du XVe siècle, la cathédrale devient la nécropole de la famille d'Albret,
devenus rois de Navarre. Jeanne d’Albret, favorable aux idées réformées, fit
abattre les images et autels de la cathédrale, saisir son mobilier et l'affecta au
culte réformé.
Brièvement rendue aux Catholiques lors de l'occupation du Béarn, elle fut
saccagée par les troupes protestantes de Gabriel 1er de Montgomery le 21 août
1569. La châsse de Saint-Galactoire fut détruite, ses ossements brûlés et la tombe
de Guy de Lons fut profanée. Dans les jours qui suivirent, tous les biens d'évêque
et du Chapitre furent saisis, puis vendus de 1570 à 1573. Les chanoines furent
chassés et se retirèrent en partie à Louvigny en Chalosse, où ils demeurèrent
jusqu'en 1610 avant de revenir à Lescar, bien que les évêques d'Oloron et de
Lescar furent rétablis dans leurs évêchés, et le culte catholique rétabli dans 12
paroisses du Béarn.
Les déprédations subies par la cathédrale entraînèrent des réparations en 1572,
mais le manque d'entretien dans les années suivantes fut probablement
responsable de l'effondrement d'une partie de la voûte, en 1599 ou 1600, et
peut-être aussi d'un clocher. Probablement, à la même époque, furent perdus
les restes des ornements extérieurs des sépultures des rois de Navarre. Le 18
octobre 1620, le roi Louis XIII assista à une messe dans la cathédrale lors des
cérémonies du rattachement du Béarn à la couronne de France.
Située au cœur de la cité médiévale de Lescar, l'ancienne cathédrale Notre-
Dame-de-l ‘Assomption est un édifice d’exception, classé au titre des monuments
historiques depuis 1840. Victime d’importantes infiltrations d’eau depuis 2016, elle
subit une dégradation préoccupante de ses peintures du 17e siècle, du mobilier,
et même de sa charpente. Pour remédier à ces dégâts, un ambitieux projet de
restauration a été initié par la Ville de Lescar. Les travaux consistent à remplacer
intégralement la toiture en ardoises, à renforcer la charpente en chêne, et à
protéger les décors intérieurs fragilisés. Ce chantier couvrira 2 200 m2 et
nécessitera l’installation de 110 000 ardoises de qualité, tout en respectant
l’authenticité du monument. Ce projet assure non seulement la sauvegarde de
cet édifice unique, mais contribue aussi à la transmission de ce patrimoine aux
générations futures.
Le lieu et son histoire : Une cathédrale, témoin des siècles et des rois.
Construite au 12e siècle, la cathédrale Notre-Dame-de-l‘Assomption est l’un des
édifices les plus anciens et les plus emblématiques du Béarn. Ce lieu, chargé
d’histoire, fut la dernière sépulture des rois de Navarre, notamment les grands-
parents d’Henri IV, Henri II d'Albret et Marguerite de Navarre. Transformée en
temple protestant par leur fille Jeanne d’Albret à la fin du 16e siècle, elle a
retrouvé son statut catholique en 1610, comme en témoignent encore les
peintures du chœur.
Parmi ses trésors, on trouve une mosaïque unique représentant un mystérieux
"petit chasseur maure", des chapiteaux historiés, et un trésor d'orfèvrerie
exceptionnelle.
Ce monument est aujourd'hui ouvert au public et accueille une riche
programmation culturelle avec des concerts, des visites guidées et des
événements qui célèbrent ce patrimoine vivant.
Chapiteaux.
Sur les chapiteaux romans, on peut reconnaître des scènes du cycle de Daniel, de
la naissance du Christ ou encore le sacrifice d’Abraham. Ces derniers constituent
l'un des principaux intérêts de la cathédrale, ils datent partiellement des XVIIe et
XVIIIe siècles. Ils occupent une place de choix dans l'art roman régional.
Le sol du chœur est pavé d'une mosaïque du XIIe siècle représentant une scène
de chasse mauresque. Le chasseur est unijambiste, cela évoque les prothèses
espagnoles admirées par Guy de Lons qui participa à la Reconquista. Cette
mosaïque fut redécouverte sous un carrelage en 1838 puis restaurée en 1884. Les
fresques du milieu du XVIIe siècle ont été récemment remises en valeur.
Des Stalles du XVIe siècle représentent différents personnages catholiques, dont
le Christ, les 12 Apôtres, les 4 évangélistes, ainsi que différents saints populaires
du Béarn. Les stalles furent déplacées dans la cathédrale en 1836 puis en 1859
auparavant, elles fermaient le chœur des chanoines.
L'orgue.
L'édifice héberge un orgue romantique, construit par Georges Wenner en 1869 et
classé aux monuments historiques de France depuis juin 1972. L'instrument se
compose de trois claviers de 54 notes et d'un pédalier de 30 notes pour 32 jeux.
Nécropole royale.
À partir de la fin du XVe siècle, la cathédrale devient la nécropole des rois de
Navarre en lieu et place de la cathédrale de Sainte-Marie de Pampelune
François Phébus y est inhumé en 1483, puis Catherine de Navarre, son époux
Jean d’Albret et plusieurs de leurs enfants, dont Henri II d’Albret et sa femme
Margueritte d’Angoulême, grands-parents du roi Henri IV. La cathédrale était
ainsi réputée comme le Saint-Denis des souverains du Béarn, en référence à
la basilique Saint-Denis pour les rois de France.
Des monuments funéraires en marbre blanc commandés par Henri II,
probablement endommagés par les protestants en 1569 et par l'effondrement de
la voûte du sanctuaire en 1599, il ne reste rien. Mais les fouilles réalisées en 1928
et 1929 ont permis de retrouver le caveau royal et les restes de ses occupants. La
découverte eut lieu le 6 avril 1929, par la suite des anthropologues, des
chirurgiens et des professeurs en anatomie furent sollicités afin d'identifier les
ossements découverts. Ces derniers furent ensuite mis dans six petits cercueils
en bois (le sixième accueillant des ossements royaux indéterminables),
reconnaissables aux initiales des différents souverains, et remis dans leur
ancienne sépulture refaite dans un état plus convenable.
Bâtiments claustraux.
Les bâtiments claustraux formaient une sorte de cité fermée, affectée au Chapitre
de chanoines de la cathédrale. Ils étaient limités au nord par la cathédrale et au
sud par les murs de la ville. À l'ouest, ils dépassaient l'alignement de la façade de
la cathédrale et avançaient en bordure sur la place du parvis. On y accédait par
deux portes : la porte de l'Ormeau, qui ouvrait sur le parvis de la cathédrale et la
porte de Baliracq, à l'est, près de l'actuel presbytère. La porte de l'Ormeau donnait
accès à une cour, située en contrebas du cloître, qui le bordait à l'ouest, sur
laquelle donnaient différents corps de bâtiments.
Affectés au service de l ́académie, puis de l'université protestante du Béarn de
1570 à 1579 et de 1591 à 1609, les bâtiments claustraux furent rendus au chapitre
à cette date et retrouvèrent leurs fonctions primitives. D'après les statuts de 1627,
la plupart d'entre eux étaient affectés au logement des chanoines, dont chacun
occupait une maison qu'il devait entretenir à ses frais. Certains locaux avaient
cependant un usage collectif, comme la vieille sacristie, la salle capitulaire, la
bibliothèque, deux chapelles, l ́une dédiée à Saint Augustin et l'autre à Saint
Galactoire ainsi que le cloître.
La plupart de ces bâtiments, y compris le cloître, disparurent dans le courant
du XVIIIe siècle.
Sous la Révolution, les halles furent installées le long du mur de l'église, à
l'emplacement du cloître, tandis que les maisons du chapitre qui existaient
encore furent vendues comme biens nationaux de 1791 à 1793.
Le cloître
Le cloître était accolé à la façade sud de la cathédrale, sur laquelle on peut
encore en voir quelques traces. Il n'en reste autrement aucun vestige. Grâce
aux fouilles menées en 1888, qui en découvrirent les fondations ainsi que dix
sarcophages et des monnaies du XIVe siècle, on sait que son préau mesurait
environ 21 par 17 mètres, et ses galeries 4 mètres de large.
Probablement construit au XIVe siècle, il servit également de lieu de sépulture.
Deux inscriptions funéraires qui semblent remonter à cette époque sont encore
visibles sur le mur de l ́église. Les inhumations se poursuivirent dans le cloître
jusqu' ́en 1738.
Comme le reste des bâtiments claustraux, il fut affecté à l'usage de l'Académie
protestante du Béarn et les chanoines n'en retrouvèrent les droits qu'au début
du XVIIe siècle. En 1722, le Chapitre « rendit le cloître lieu public et profane ». Il
est probable que le cloître tomba très rapidement en ruine et qu'il n'existait déjà
plus dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Tarif par personne : 35€
Date limite de paiement : 14/02/2026
Premier versement : 35€
Prix assurance annulation : 0€
Prix chambre individuelle : 0€
Prix : 35 € comprenant le voyage et les entrées dans les musées.
Pour le virement : pas de phrase dans le libellé de la banque, seulement votre NOM et BÉARN.
N’oubliez pas d’imprimer ce document et de le prendre le jour de la visite.
Rendez-vous à 7 h 45 pour un départ à 8 h 00 devant l’École d’Art, 3 avenue Jean
Darrigrand à Bayonne.