Bienvenue sur le site de l'association « Autour de l'art »

Tél : +(33)6 10 70 87 48Contact

BORDEAUX ANNULE

Date :jeudi 16 février 2023

Prix par personne: 45 €

Voyage BORDEAUX   ANNULE

Description

CAPC : 

Barbe à Papa

Tous les ans aux mois de mars et d’octobre, on peut entendre des fenêtres du Capc musée d’art contemporain de Bordeaux les échos de la fête foraine qui a lieu place des Quinconces depuis 1854. Cet écho, amplifié, donne lieu à l’exposition Barbe à Papa. Celle-ci prend ses quartiers dans les espaces centraux du Capc – nef et mezzanines – sous la forme d’une fête foraine au ralenti et en déconstruction, grâce au concours d’artistes dont les œuvres entretiennent des connivences matérielles, formelles ou encore culturelles avec des éléments de la fête foraine. 

Barbe à Papa, c’est aussi la tentative de penser l’exposition comme mise en scène d’une « atmosphère ». Atmosphère qui aurait le potentiel de provoquer un large éventail d’émotions (mélancolie, surprise, joie, peur) pour finalement nous faire appréhender l’histoire culturelle et matérielle de la fête foraine. L’exposition opère ainsi elle-même comme une barbe à papa : derrière son apparence légère, elle a pour vocation de vous coller, si ce n’est aux doigts, du moins aux yeux. En effet, Barbe à Papa postule que l’exposition temporaire et la fête foraine ont de nombreux points communs. Il s’agit d’observer comment les artistes font usage de mécanismes de captation de l’attention, de l’illusion et de systèmes de cloisonnement de l’espace, autant de caractéristiques attribuées à la fête foraine, et qui posent la question de savoir si toute œuvre d’art est aussi une attraction. 

Une des observations cruciales ayant guidé le projet est que si tout flotte à la fête foraine – ballons, corps, barbe à papa et machines –,très vite, tout finit par retomber et s’alourdir. En chemin et dans la discussion avec les artistes, nous nous sommes posé la question : quelle forme de relation la fête foraine permet-elle d’établir avec les ciels aujourd’hui ? Une question à la teneur quasi-spirituelle que  

l’on n’attribuerait pas naturellement à la fête foraine, considérée (et parfois mal considérée) comme un rituel populaire qui ne nous élève pas – du moins l’esprit.

Barbe à Papa cherche à rendre palpable ce paradoxe gravitationnel et à transformer le musée en espace de suspension – de la croyance, de la confiance et de l’attraction. Les œuvres sont ainsi composées d’air, d’électricité, d’acier et de plastique mais aussi de sucre, d’huile et de sel. Y figurent aussi bien des sculptures et des installations que de la vidéo, des peintures, des œuvres sonores et des performances. 

Les œuvres de Barbe à Papa se font écho les unes aux autres par le biais de fils rouges empruntant parfois leur nom à des attractions de la Foire aux Plaisirs : Sugar Rush ; Gravity ; Lanternes ; Techno Power. Ces lignes directrices servent à la fois de nœuds problématiques et de points de rassemblements conceptuels pour mieux appréhender l’exposition, qui fait se rencontrer plus de 40 artistes, un nombre important d’entre eux et d’entre elles produisant des œuvres spécifiquement pour l’exposition. 

Avec des œuvres de : Bogdan Ablozhnyy, Alfredo Aceto, Lutz Bacher, Bertille Bak, Ericka Beckman, Meriem Bennani, Kasper Bosmans, AA Bronson, Chila Burman, Julien Ceccaldi, René Clair, Mathis Collins, Matt Copson, Jesse Darling, Kevin Desbouis, Eliza Douglas, Dr. Eugène Doyen, Marcel Duchamp, Cécile di Giovanni, Anders Dickson, Natacha Donzé, Stano Filko, Nicholas Grafia, Ram Han, EJ Hill, Carsten Höller, Agata Ingarden, Silas Inoue, Ken Jacobs, Gregory Kalliche, Matthew Langan Peck, Miriam Laura Leonardi, Ghislaine Leung, Thomas Liu Le Lann, Johann Lurf, Fabrizio Milani & Andrea Dal Molin, Arash Nassiri, Gyan Panchal, Russell Perkins, Harilay Rabenjamina, Pierre-Lin Renié, Christophe de Rohan Chabot, Diane Severin Nguyen, Israel Urmeer, Julie Villard & Simon Brossard, Kristin Walsh, Bri Williams, Mara Wohnhaas, Cici Wu, Dena Yago, Vivien Zhang, Jenkin Van Zyl. 


Abbas Zahedi 

Loading Loading (l'inertie du pratique) 

L’artiste de l'œuvre White Rock Line (1990) de Richard Long est temporairement désinstallée pour restauration. C’est d’ailleurs le point de départ d’Abbas Zahedi qui, plutôt que d’occulter la présence de cette œuvre, marque son absence par la pose d’une signalétique « fantôme » aux dimensions exactes de l’intervention de Richard Long, prenant la forme d’une barre de chargement – du type de celle que l’on a l’habitude de voir sur nos écrans. Ce geste pour signifier « l’attente » de l’art, du retour de l’œuvre de Richard Long, mais aussi penser notre rapport à l’œuvre d’art au musée et au-delà. 


Institut Culturel Bernard Magrez 

Les pionniers du Street Art 

Au cinéma, dans les clips, dans les jeux vidéo, sur les réseaux sociaux, dans les galeries ; le Street Art a envahi le paysage artistique mondial. Longtemps considéré comme un phénomène de mode lié à l'essor des cultures urbaines dans les années 2000, le mouvement s'est inscrit dans la durée pour devenir aujourd'hui l'un des courants les plus populaires de l'art contemporain.

Les œuvres éphémères des artistes comme Obey, Banksy ou Os Géméos sont désormais connues de tous et s'arrachent dans les galeries et ventes aux enchères à prix d'or. L'exposition Les Pionniers nous plonge aux fondations de ce mouvement en France. Aux premiers faits d'armes de ces artistes reconnus comme des figures emblématiques du Street Art, qui, munis de pinceaux, de bombes rudimentaires ou de cutters, ont fait de la rue leur espace d'expression. La machine à remonter le temps nous emmène dans les années 50 chez Jacques Villeglé, le célèbre lacérateur anonyme jouant avec les différentes affiches qu'il croise, déchire, pose et recompose. Elle vogue dans les années 60 avec les premiers éphémères de Gérard Zlotykamien, ces personnages minimalistes tracés à la bombe dans les rues de Paris. Puis c'est le grand saut, les années 80, leur folie créative et leur émancipation avec pêle-mêle. 

Blek le rat, Epsylon, Jean Faucheur, Jef Aérosol, Miss Tic, OX, Speedy Graphito, les VLP. Les pochoirs sont bruts, les images violentes, le verbe n'est pas haut, il hurle et ces artistes posent les bases qui inspireront des milliers d'artistes dans les décennies à venir. Ils sont tous là, leurs premières œuvres historiques réunies pour la première fois dans un parcours retraçant l'effervescence de cette époque où tout était encore possible. 

Cerise sur le gâteau, le voyage dans le temps ne s'arrête pas là. Si l'exposition au rez-de-chaussée du château regroupe des œuvres historiques des années 80, l'étage nous offre une immersion dans leur travail actuel. Car les pionniers se sont déplacés, ils sont venus à l'Institut Culturel pour réaliser des œuvres in situ à même les murs pour nous faire plonger dans leur imaginaire. Fini les prémices, ici c'est le présent où le public découvre comment leur style a évolué, s'est transformé et se développe aujourd'hui. Une chose est sûre, la rencontre entre les moulures du 18 ème et les bombes de ces artistes toujours à la recherche de modernité créeront une nouvelle fois contraste saisissant et salvateur. 

Pierre Soulages : eau-forte 

Entre 1952 et 1998, Pierre Soulages a réalisé pas moins de 42 eaux fortes : 34 d’entre elles seront exposées à l’Institut Bernard-Magrez de Bordeaux, en collaboration avec la société d’enchères Millon. « Le premier contact de Pierre Soulages avec la technique de l’eau-forte a lieu grâce à la rencontre de l’artiste avec Madame Lacourière en 1950. Elle l’invite à l’atelier du graveur avec qui il réalisera en 1952 sa toute première eau-forte », explique la maison Millon. « Pierre Soulages se prendra de passion pour cette technique historique, dont il modernisera l’usage en travaillant les plaques de cuivre à l’acide parfois jusqu’à la perforation du métal, créant de nouvelles formes libérées du format traditionnel de la plaque rectangulaire. » 

Parmi les œuvres qui seront présentées à Bordeaux, 17 eaux fortes seront proposées aux enchères lors d’une vente qui se tiendra le 6 mars dans les salons du Trocadéro à Paris. « Les eaux fortes de Pierre Soulages sont assez rares sur le marché de l’art et sont ses estampes les plus cotées. Elles trouvent en grande majorité acquéreur entre 7 000 et 20 000 euros. Leurs prix s’échelonnent tout de même de 1 500 et 42 000 euros selon la complexité de l’œuvre », explique le spécialiste de l’achat d’œuvres d’art Barnie’s Art Invest. 

Qui est Pierre Soulages ?

 Pierre Soulages est né le 24 décembre 1919 à Rodez et décédé le mardi 25 octobre 2022 à l'âge de 102 ans. 

Très jeune, il est attiré par l'art roman et la préhistoire. Il commence à peindre dans cette province isolée que n'ont pas pénétré les courants artistiques contemporains. A 18 ans, il se rend à Paris pour préparer le professorat de dessin et le concours d'entrée à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Il y est admis, mais convaincu de la médiocrité de l'enseignement qu'on y reçoit, refuse d'y entrer et repart aussitôt pour Rodez. Pendant un bref séjour à Paris, il fréquente le musée du Louvre, voit des expositions de Cézanne et Picasso qui sont pour lui des révélations.

Mobilisé en 1940, il sera démobilisé en 1941. Paris occupé, il se rend à Montpellier et fréquente assidûment le musée Fabre. Montpellier à son tour occupé, commence pour lui une période de clandestinité pendant laquelle il ne peint plus.

Ce n'est qu'en 1946 qu'il peut consacrer tout son temps à la peinture. Il s'installe alors dans la banlieue parisienne. Ses toiles, où le noir domine sont abstraites et sombres. Elles sont aussitôt remarquées tant elles diffèrent de la peinture demi-figurative et très colorée de l'après-guerre.

Après s'être installé à Paris, il participe à des expositions qui s'y trouvent ainsi qu'en Europe. Il est le plus jeune de ce petit groupe de peintres où se trouvent les premiers maîtres de l'art abstrait, Kupka, Domela, Herbin.


Exposition Iran Immortel de Kares Leroy, photographies (dans la verrière) 


FRAC Nouvelle-Aquitaine Méca

« Les Péninsules démarrées » 

Panorama de l’art contemporain portugais depuis 1960.

« Les Péninsules démarrées » est une exposition collective réunissant des artistes portugais, de générations et d’horizons différents, conçue par Anne Bonnin, commissaire invitée. De la fin des années 1950 aux années 1970, jusqu’à la Révolution du 25 avril 1974 qui marque un tournant décisif, des portugais émigrent massivement en France (près de 900 000 personnes, soit 10 % de la population), fuyant la dictature salazariste : une misère économique pour les uns, intellectuelle pour les autres. Si le contexte prégnant du salazarisme et de la guerre coloniale (1961-1974) que mène le gouvernement portugais dans ses colonies exercent une influence sur les artistes, leur horizon demeure l’art : c’est ainsi qu’ils résistent à l’atmosphère délétère d’une société conservatrice. Ils s’informent de l’art international et des avant-gardes : ils voyagent, séjournent ou s’installent à Paris, puis, à partir des années 1960 à Londres. L’exposition s’organise en constellations thématiques,ces constellations recouvrent des thèmes ouverts à l’interprétation : le langage et la littérature ; l’image-énigme ; le corps et ses métamorphoses ; la vie quotidienne ; l’auto représentation ; l’histoire coloniale. 

"Je courus ! Et les Péninsules démarrées 

N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants." 

Le titre « Les Péninsules démarrées », de prime abord, surprend. Ces vers extraits du célèbre poème de Rimbaud, « Le Bateau ivre », soulignent un aspect déterminant de l’histoire du Portugal qu’est sa géographie péninsulaire et maritime, sous la forme d’une invitation à larguer les amarres. L’exposition présentée à la MÉCA nous emmène dans une traversée diversifiée, voire contrastée, révélant des artistes peu ou pas connus hors de leur pays et, pour certains, présentés pour la première fois en France. 

Maria José Aguiar, Helena Almeida, Manuel Alvess, Leonor Antunes, António Barros, René Bértholo, Von Calhau !, Isabel Carvalho, Lourdes Castro, Armanda Duarte, Alexandre Estrela, Gaëtan, Ana Hatherly, Ana Jotta, Álvaro Lapa, Malangatana, E. M. De Melo E Castro, Maria José Oliveira, Bruno Pacheco, Jorge Queiroz, Paula Rego, Catarina Simão, Ana Santos, Ângelo De Sousa, Salette Tavares, Francisco Tropa, Belén Uriel, João Pedro Vale & Nuno Alexandre Ferreira 

.








Infos pratiques

Tarif par personne : 45€

Date limite de paiement : 16/02/2023

Premier versement : 45€

Prix assurance annulation : 0€

Prix chambre individuelle : 0€


Rendez-vous à 7 h 45 pour un départ à 8 h devant l’École d’Art : 3 avenue Jean Darrigrand. Bayonne.


Les chèques , libellés à l’ordre de « Autour de l’art », doivent être adressés à :

Association Autour de l’art – Résidence Estella Bât A- Entrée A -Apt 1

91 Av. des Pyrénées- 64600 Anglet.

 

Les étapes du voyage